Les plénières
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Plénière « Europe »
Jeudi 22 août 2019 11h00 – 13h00

La planète brule et l’Europe se meurt. Voilà pourquoi les élections européennes n’ont pas été des élections comme les autres. Le choix nous était donné entre le sursaut ou la catastrophe, entre la solidarité ou la montée de la haine, entre l’invention d’une nouvelle manière de vivre ensemble ou la continuation des égoïsmes qui nous conduisent vers l’abîme, entre l’écologie ou la barbarie. Et c’est là la bataille que mèneront nos douze (et treize en cas de Brexit) élu.e.s de l’élection européenne du 26 mai 2019 qui ont pris la route de Strasbourg et Bruxelles pour une nouvelle mandature. Cinq ans pour reprendre l’Europe en main et répondre à l’urgence climatique avec un groupe écologiste qui n’a jamais été aussi fort et qui devrait peser en tant que 4ème groupe parlementaire. Conformément au mandat que leur ont confié plus de 3 millions d’électeurs et électrices, elles et ils se battront de manière constructive pour créer, chaque fois que nécessaire, les majorités indispensables pour que l’Europe sauve le climat, protège la démocratie et garantisse le respect des droits humains.

Animé par Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe et porte-parole EELV avec François Alfonsi, Benoit Biteau, Damien Carême, David Cormand, Gwendoline Delbos-Corfield, Karima Delli, Claude Gruffat, Michèle Rivasi, Caroline Roose, Mounir Satouri, Marie Toussaint, Salima Yenbou, député.e.s européen.ne.s du groupe Verts/ALE au Parlement européen.

Plénière « Plus chaud.e.s que le climat ? Et maintenant ? »
Jeudi 22 août 2019 20h30 – 22h30

La mobilisation pour sauver le climat a connu un regain d’intensité tout au long de l’année écoulée. Dans de nombreux pays, une nouvelle génération d’activistes a remis en question les choix politiques mortifères au nom de l’urgence climatique. Notre campagne des européennes s’est appuyée sur les mobilisations en cours et a cherché à les traduire politiquement sans nier leur indépendance et leur particularité. Des millions de personnes ont marché ensemble, signé la pétition l’Affaire du siècle, voté pour les écologistes. Et maintenant ? Que faire ? Comment poursuivre ? Comment franchir un nouveau cap ? Quelles alliances nouer ? Quelles revendications mettre en avant ? En interrogeant des actrices écologistes engagées en politique ou issues de la société civile, cette plénière ambitionne de contribuer à la nécessaire réflexion sur la stratégie à mettre en œuvre pour que la génération climat soit victorieuse.

Animé par Aude Rossigneux, journaliste, avec Adèle, membre de Youth for climate ; Delphine Batho, députée et présidente de Génération Écologie ; Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, Ingrid Levavasseur, ancienne figure des « Gilets jaunes » et Marie Toussaint, députée européenne Verts/ALE.

Plénière – Gilets jaunes, gilets verts, même combat ?
Vendredi 23 août – 14h00 – 16h00

L’écologie et la justice sociale ont longtemps été renvoyées dos à dos dans le débat public. Pourtant, l’année 2018 a vu émerger des mouvements et des passerelles entre certains d’entre eux, qui apportent un démenti net à cette opposition. De Notre-Dame-des-Landes aux Gilets jaunes, ensemble, nous sommes capables de renverser le cours des choses par des luttes de territoire, marches et grèves pour le climat, combats pour les droits sociaux et contre la pauvreté, exigences de justice fiscale… Faisons converger nos luttes car d’autres mondes sont possibles !

Animé par Esther Benbassa, sénatrice EELV, et Julien Bayou, porte-parole EELV, avec Marie-Pierre Albaret, Gilet jaune toulousaine ; Jérémy Blasco, Gilet jaune toulousain ; Youcef Brakni, membre du comité Adama ; Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France ; Frédéric Mestdjian, Gilet jaune des Hauts-de-Seine, candidat aux européennes sur la liste « Allliance jaune » et Olga Piernas, Gilet jaune toulousaine.

Plénière « Nous sommes la nature qui se défend »
Vendredi 23 août 2019 20h30-22h30

Derrière ces mots ou ce qui est presque devenu un slogan se trouve la période que nous vivons, certainement la plus périlleuse que l’Humanité ait jamais vécue. Pour reprendre la formule d’Edgar Morin, nous sommes étincelants technologiquement, mais défaillants culturellement. Nos sociétés sont en proie à une crise de l’excès, plus petit dénominateur commun de tous nos maux, qu’ils portent le nom d’emballement climatique ou d’effondrement du vivant. Notre époque est en clair-obscur, traversée, d’une part, par le sursaut d’une jeunesse légitiment indignée, et, d’autre part, asphyxiée par des logiques économiques faisant peser sur nous une menace existentielle. Le temps est compté, nous avons peut-être deux ou trois décennies pour réinventer notre manière d’être au monde. Certains s’insurgent contre ces discours alarmistes en entretenant le mythe de la technologie salvatrice et préparent par la même occasion un monde probablement déshumanisé. Mais une autre voie est possible, la réconciliation avec le vivant comme projet politique.

Animé par Nicolas Thierry, vice-président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, membre du bureau exécutif, avec Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux ; Aymeric Caron, cofondateur du Rassemblement des écologistes pour le vivant, journaliste ; Brigitte Gothière, présidente de L214.

Plénière « De nouveaux enjeux pour l’écologie politique »
Samedi 24 août – 14h00 – 16h00
Organisé avec la Fondation de l’Écologie Politique

Depuis la fin des Trente Glorieuses, les mutations que traversent nos sociétés, via l’intelligence artificielle ou les technologies du numérique, sont autant de défis posés à l’écologie politique. Tout est chamboulé : notre rapport au corps, à l’entreprise, à la démocratie, à la nature et au vivant, à la ville et à l’espace, etc. Comment traiter les nouveaux visages du capitalisme, épuisant le vivant sous toutes ses formes et déréglant la planète ? Quand l’écologie politique avait su, à la fin des années 60, ouvrir de nouveaux chantiers, à travers la critique de la croissance ou de la technoscience, l’épuisement des ressources renouvelables ou la prise en compte du réchauffement climatique, comment aborde-t-elle de nos jours, la crise de la démocratie et de notre habiter terrestre, de l’entreprise ou de notre rapport au corps ?

Animé par Alain Coulombel, économiste, membre du Conseil de surveillance de la Fondation de l’Écologie Politique et Secrétaire national adjoint EELV, avec Dorothée Browaeys, journaliste scientifique, auteure de « Urgence du vivant. Vers une nouvelle économie » (François Bourin, 2018) ; Alice Canabate, sociologue, vice-présidente de la Fondation de l’Écologie Politique, et Joëlle Zask, philosophe, auteure de « Quand la forêt brule. Penser la nouvelle catastrophe écologiste » (Premier parallèle, 2019).

Plénière « Le temps de l’écologie municipale »
Samedi 24 août – 18h30 – 20h30

Pour sauver le climat et reprendre le contrôle de nos existences, les élections municipales sont essentielles. Pour offrir les mêmes chances à toutes et tous, nos municipalités doivent prendre le virage de l’écologie. Ruraux ou urbains, le temps des territoires écologiques est venu. C’est d’abord localement que nous pouvons mener la transition écologique dont notre société a besoin. Pour un municipalisme qui met les citoyen.ne.s au cœur des décisions, pour construire de nouvelles solidarités, pour s’appuyer sur nos services publics et les ressources naturelles et humaines locales, nous ne prétendons ni agir d’en haut ni agir en solitaires. La société est d’ores-et-déja en mouvement. C’est en pensant et en agissant localement que nous gagnerons globalement.

Animé par Marine Tondelier, membre du bureau exécutif EELV et conseillère municipale à Hénin-Beaumont ; Hélène Cabanes et Antoine Maurice, candidat.e.s à Toulouse ; David Belliard, tête de liste à Paris ; Julie Laernoes, tête de liste à Nantes ; Éric Piolle, maire de Grenoble ; Sabrina Sebaihi, tête de liste à Ivry-sur-Seine.